Huarache a la machine

Au fil des saisons, l’influence défensive de Jimmy Butler est apparue comme une évidence, saluée à l’unisson par les fans et les instances régentes de la franchise de l’Illinois depuis 2011. Souvent tapi dans l’ombre de Derrick Rose et de Joakim Noah, l’ancien combattant de l’Université de Marquette s’est toujours montré obéissant envers sa hiérarchie jusqu’à devenir logiquement la pièce la plus utilisée (en terme de minutes passées sur le terrain) dans le système en tenaille pensé par Tom Thibodeau.

A l’orée de sa quatrième année dans la Grande Ligue, Butler, sous-estimé mais tellement prolifique au sein d’un collectif, considère qu’il ne doit plus être pris à la légère et souhaite être pris très sérieusement en considération par la franchise, “la ville dans laquelle il veut rester le plus longtemps possible”. Or cette nuit, les négociations entre les deux parties ont tourné au vinaigre, l’intéressé préférant décliner l’offre des Taureaux, trop éloignée de ses attentes.“J’ai fait le choix de mettre à prix mes capacités. Je pensais avoir fait le nécessaire (pour qu’on me prenne au sérieux) en travaillant dur cet été pour offrir de meilleures chances aux Bulls de remporter le titre”, déclare-t-il.“Nous avons discuté longuement pour arriver à un accord mutuel mais, au tout dernier moment, les Bulls ont voulu nous imposer une ristourne “locale”.

Bien qu’elle soit compréhensible, je doute fort que les General Managers ou que les coaches acceptent celle-ci lorsqu’ils négocient leurs propres contrats avec Monsieur Reinsdorf (proprio de la franchise)”, ajoute Happy Walters, l’agent de Jimmy.