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Tout est en place pour un match sublime entre San Antonio et Golden State ce jeudi. Le public, les entraîneurs, le contexte, l’ambiance, tout le monde est au taquet. Tout ? Sauf les cadres des Spurs, qui pourraient être au repos ce soir.Il fallait s’y attendre, forcément. Un peu de rigueur de la part de Gregg Popovich, mais on ne va quand même pas manger dans la main du voisin, surtout si ce dernier attend un match épique alors que le classement final est déjà bouclé. Mathématiquement parlant, certes, l’armée texane a encore une chance de repartir avec la première place de la Conférence Ouest. Mais avec deux matchs à venir pour GS contre Memphis, c’est peu dire si l’affaire est déjà réglée. Du coup, connaissant parfaitement la situation de son équipe, l’âge moyen de ses cadres et l’importance de cette rencontre pour les fans du monde entier, il y a de fortes chances pour que Pop nous fasse sa spéciale.

Pourquoi faire jouer son major squad pendant 35 minutes, sachant que les Nuggets les attendent de pied ferme le lendemain ? Sachant que la deuxième place à l’Ouest est déjà tamponnée ? Sachant que personne n’a besoin d’autant de repos que ses Spurs ? Pour le fun ? Pour quoi ? Désolé, connais pas ce mot. Plus sérieusement, même s’il est tout à fait concevable que des copains comme Kawhi Leonard ou LaMarcus Aldridge soient sur le terrain, leur temps de jeu sera probablement limité et cela rendra l’affiche nettement moins attrayante. Le simple fait d’attendre jusqu’au dernier moment fait déjà soupirer, même si la décision est compréhensible.

Cependant, tout ce barouf à la Pop ne doit pas et ne devrait pas empêcher les Warriors de pratiquer leur meilleur basket, afin de se remettre dans le droit chemin. Une défaite contre Boston vendredi, une défaite contre Minnesota mardi, et c’est toute une structure qui se met à lever les yeux au ciel lorsque le record de 72 victoires pour 10 défaites est mentionné. Si Golden State souhaite réellement devenir la référence collective dans l’histoire de la saison régulière, le sans-faute est impératif, point barre. Auparavant, la marge d’erreur était là et elle permettait aux cadres de se faire plaisir, mais aujourd’hui les hommes de Steve Kerr se retrouvent devant une situation qu’ils n’ont pas connues depuis… fiou, depuis bien longtemps, c’est celle d’être sous pression.