Huarache femme

Pour le tout premier match de cette nouvelle saison en NBA, les hommes de Jeff Hornacek n’ont pas vraiment vu le jour, face à des Cavs qui voulaient faire plaisir à leur public : une branlée, en toute décontraction.De l’excitation avant cette rencontre, il y en avait forcément, et ce pour plusieurs raisons. Les débuts de Joakim et Derrick chez les Knicks, la remise de bagues du côté de Cleveland, un tout premier duel pour entamer la campagne 2016-17 et le tout dans une Quicken Loans Arena encore émue par la première vraie bannière accrochée au plafond, n’importe quel résultat aurait pu nous convenir. Car franchement, après quatre longs mois d’attente, un peu de basket allait forcément nous faire le plus grand bien. Mais du vrai bon basket ? On n’en a pas vraiment eu, hélas.

Quelques séquences intéressantes, certes, des deux côtés, cependant il n’y avait pas de ressenti purement excitant, surtout dans une première mi-temps durant laquelle les deux équipes nous rappelaient que c’était la reprise pour tout le monde, y compris les ophtalmos… Tirs manqués, balles perdues, systèmes mal exécutés, rien de bien étonnant pour une fin de mois d’octobre qui réserve son lot d’ajustements, mais on peut dire que l’orgasme qui était prévu pour cette rentrée des classes était finalement rangé dans le cartable, dans la poche latérale située entre les briques de Courtney Lee (0/5 au tir, 0/2 de loin) et celles de Brandon Jennings (1/7 au tir dont 0/4 du parking). Mais pour autant, pouvait-on en vouloir aux deux gaillards ? Pas vraiment.Car en face, le champion en titre était dans un siège des plus confortables. Lequel ? Celui du groupe qui sait quand et comment appuyer sur l’accélérateur.

Il faut dire qu’en tirant à un moment de la partie à 4/23 à distance… et en menant tout de même au score, tu peux entamer la suite de la rencontre avec confiance. Et c’est justement cette confiance, ce rythme lancé notamment par un LeBron au four et au moulin (19 points, 11 rebonds, 14 passes) ainsi qu’un Kyrie Irving royal en seconde mi-temps (29 points au total, festival en sortie de vestiaire) qui a permis aux hôtes de distancer confortablement les visiteurs du soir, Melo et Derrick ne pouvant faire grand chose aux côtés de Porzingis. Le trio était productif, mais certainement pas complémentaire, un détail dont on reparlera certainement par la suite. Car le principal était bien dans les mains des Cavs, eux qui savaient sur quels boutons appuyer afin de perdre les Knicks dans les virages majeurs. Une tarte de Bron, un bon rebond de Love (solide avec 23 points et 12 prises) ou un shake de Kyrie, le tout accompagné par les 13 points de Richard Jefferson : l’avantage de se connaître et d’avoir traversé le pire des enfers collectivement, c’est que tu sais quand te poser et dire que les conneries doivent s’arrêter. Et quand New York a voulu se rapprocher au score, c’est le gros de la troupe de l’Ohio qui a réalisé le bon effort. De quoi augmenter l’écart de 10, 15 puis 20 voire même 25 points en seconde période.