Huarache intersport

Ce qui est assez pratique, quand on veut regarder un événement sportif à la télévision, c’est de pouvoir avoir accès à un programme complet : ça tombe bien, il est disponible ci-dessous. On imprime, on digère.Bien évidemment, vous retrouverez chaque soir et matin le programme du jour présenté sur les comptes Facebook et Twitter de TrashTalk, mais pour savoir un peu mieux comment aborder ces trois prochaines semaines, ce document est fondamental.Huarache intersport En effet, entre le calcul des micro-siestes à caser, les courses à faire, les proches à voir entre deux matches et les déjeuners de famille à annuler pour ne pas louper de Game 7, tout est disponible et vous permettra d’aborder le marathon sereinement. Trêve de blabla, place aux informations.Jeudi après-midi. L’horloge affiche 15h et il fait beau. Le premier match des Finales NBA ne commencera que tard dans la nuit, mais moi j’ai déjà faim de basket. Cela va faire 5 ans que ma vie de basketteur se concentre dans ces longues heures passées à jouer sur un playground situé sur les quais de Bordeaux. Les circonstances sont idéales : j’enfile mes sneakers et je fonce au terrain.

Il y a déjà du monde. Quelques touristes, des personnes qui profitent de leurs maigres vacances et, bien évidemment, des habitués. Il y a le pré-ado d’1m90 en échec scolaire, gentil comme tout mais qui, depuis presque 3 ans, passe le plus clair de son temps à taper la balle sur les quais au lieu d’aller à l’école. Il y a le jeune entrepreneur, qui vient faire quelques parties avant de quitter la ville pour un bon bout de temps. Il y a le commis de cuisine du resto d’à côté qui, à la débauche,Huarache intersport veut transpirer encore plus – mais en s’amusant. Il y a des noirs, des blancs, des jaunes – des vieux, des jeunes, des maigres – des filles, des grands, des petits, des riches et des pauvres. Il m’a fallu du temps avant que j’en prenne pleinement conscience : le terrain de basket est, du moins à Bordeaux où la tendance est au communautarisme, l’un des rares endroits de mixité sociale et culturelle, avec le métro et le Mcdo. C’est comme si l’humanité toute entière pouvait, à l’occasion d’un jeu, dévoiler l’essentiel de sa richesse en s’incarnant dans quelques individus réunis, presque par hasard, autour d’un petit bout de terre.

Et c’est ce qu’on aime. Car il est parfois trop rare de rencontrer des personnes différentes de soi. Je dis bien “rencontrer” : dans la vie de tous les jours, l’inconnu est partout mais on l’évite, on ne le rencontre jamais, on ne construit rien avec lui sans qu’il perde aussitôt sa qualité “d’étranger”. A ce propos, le pick-up basketball est l’outil idéal. Rencontrer quelques inconnus et nouer des liens, parfois éphémères, parfois non.Huarache intersport Vous arrivez sur le terrain, vous ne connaissez personne mais vous voulez jouer. Il va falloir construire une équipe : vous allez peut-être passer une après-midi avec quatre parfaits inconnus. Mais cela ne vous empêchera pas de taper 16 fois le check ou d’applaudir vos coéquipiers, comme si vous vous connaissiez depuis longtemps.