Huaraches c&a

Les deux équipes s’étaient déjà croisées vendredi et on s’en souvient notamment grâce à un certain Yogi Ferrell, tout droit sorti d’un manga pour nous conter la plus belle histoire de ce début de mois de février. Mais cette nuit les choses sérieuses reprenaient, avec en toile de fond une course aux Playoffs qui s’annonce passionnante…On les voyait peut-être trop beau en début de saison. Dallas d’un côté, Portland de l’autre, deux franchises que l’on imaginait bien lutter entre la cinquième et la huitième place, fortes d’une saison 2015/16 honorable et d’un recrutement qui l’était au moins tout autant. Mais si l’on savait tout… on ne se lèverait clairement pas toutes les nuits pour se shooter au café et c’est donc tout simplement pour une place en postseason que les deux équipes risquent de lutter jusqu’en avril.

D’où l’importance du match de cette nuit, d’où l’heure une nouvelle fois avancée de notre réveil.Et bien heureux ceux qui réussirent à se lever à 2h30 puisque les deux équipes nous auront offert un spectacle bien plaisant, avec tout ce qui fait la beauté de notre sport chéri. Une entame mieux gérée par les hommes de Terry Stotts et une avance de onze points à la mi-temps donnait ainsi un peu de baume au cœur à une fanbase des Blazers bien assommée par la nouvelle de la blessure d’Evan Turner. Fracture du métacarpe et une absence qui pourrait s’éterniser, comme si ces messieurs avaient besoin de ça cette saison… Un vase d’ailleurs pas loin de déborder en fin de match quand les Mavs répondront à un 9-0 par…

un 13-0, de quoi passer devant au score et chauffer un American Airlines Center qui mérite mieux cette année. Le moment choisi par un certain Dirk Nowitzki pour activer le mode légende et envoyer deux saucisses AOC dans le money time dont l’une qui fera mouche à moins de quatre secondes du buzzer pour faire passer les Mavericks devant d’un petit point. La salle est en feu, les adorateurs du Wunderkind se sont désapés comme jamais et la victoire est prête à être fêtée dans tous les pubs d’Allemagne et de Dallas… mais le destin va malheureusement faire un joli doigt aux hommes de Rick Carlisle et aux amateurs de choucroute-ballon.